Mon projet d’accueil 1ère partie : en 6 AXES

Laissons jouer les enfants qui jouent ! Laissons rêver les enfants qui rêvent !

UN PROJET ÉDUCATIF ÉTABLIT SUR 6 AXES qui me tiennent à cœur 

1) PARITÉ

2) NON VIOLENCE ÉDUCATIVE 

3)  MOTRICITÉ LIBRE

4) PLACE A LA PARENTALITÉ

5) L’ADAPTATION «  RÉGULIÈRE »

6) UNE GRANDE PLACE AUX JE LIBRE

 

1) LA  PARITÉ

Mon accueil se veut dans le respect de la parité et de l’égalité des chances entre les filles et les garçons.

Parce que les clichés commencent dès la petite enfance, je souhaite développer un projet éducatif anti-stéréotypes. Ici  les garçons peuvent aussi jouer à la poupée, à la dînette et danser ; les filles jouer au camion, au football et bricoler.

Mon objectif est de développer toutes leurs compétences, sans distinction de sexe : parole, sensibilité, courage, confiance en soi, autorité…
J’ apporte à l’enfant une relation sécurisante.L’assistante maternelle doit savoir s’attacher à lui etse détacher, elle doit attentive à ses besoins afin qu’il puisse s’épanouir sereinement.

Des liens forts entre parents et moi se créerons à travers la coéducation où chacun devra toutefois s’efforcer de rester à sa juste place. Chaque adulte  se doit donc de se montrer encourageant et gratifiant envers l’enfant, par le regard, la parole, un câlin, un geste rassurant ; grâce à la délicatesse de l’adulte, l’enfant se sentira aimé, en confiance et en sécurité.    Je doit savoir gérer avec calme certains comportements naturels de l’enfant qui lui permettront aussi de grandir ( pleurs, colères, oppositions, peurs…)
L’assistante maternelle doit également connaître ses limites. Un des axes fondamental pour moi est la :

2) NON VIOLENCE ÉDUCATIVE 

La Violence Éducative Ordinaire, est celle qui est pratiquée à l’encontre des enfants. Celle qui est punitive, que les parents considèrent comme un droit et un moyen d’éducation pour leurs enfants, celle qui ne choque personne, qui est considérée comme ACCEPTABLE et tolérée par notre société, pour les faire obéir.
Éduquer sans violence c’est possible sans pour autant faire des enfants roi. Poser des limites et savoir dire non c’est AIMER, accompagner nos paroles de gestes bienveillants et contenants c’est leur permettre de ne pas reproduire demain cette violence ORDINAIRE sur leurs enfants.
Je m’ ENGAGE à toujours répondre par une NON VIOLENCE ÉDUCATIVE

Les règles et les limites :
Pour grandir un enfant a besoin de règles et de repères. Les repères, parce qu’ils permettent de situer la vie de l’enfant dans la régularité ,vont favoriser le développement de son autonomie.
Les règles permettent à l’enfant de se repérer et lui assurent sécurité, continuité et stabilité.Les règles et les limites sont rassurantes, je les rappelle  dans des situations de tension : respecter les autres : on ne frappe pas, on ne se moque pas, on accepte de prêter et de partager, on ne dis pas de gros mots dirigé vers autrui, on ne se moque pas, on respecte les lieux et les jouets : on ne casse pas volontairement, on ne jette pas violemment.

Il y a aussi au quotidien des règles rassurantes : se laver les mains, ranger les jouets avant la sieste, les mots de politesses, attendre son tour…

3) LA MOTRICITÉ LIBRE

« La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit. » Emmi Pikler

Le corps humain est programmé pour se retourner, attraper, s’asseoir, se lever, marcher…  sans que l’adulte n’intervienne lui-même ou par l’intermédiaire d’un quelconque objet.  Par exemple : l’enfant découvre, par hasard, que ses mains attrapent. Ensuite, il va tenter de reproduire ce mouvement inlassablement  jusqu’à acquisition complète. Le chemin emprunté par l’enfant pour mémoriser une position est tout aussi important que la position elle-même. Chaque étape à son importance et son rôle à jouer dans la maîtrise corporelle et  dans l’estime de soi. Par exemple : le bébé, grâce à sa vue, va découvrir un hochet posé à côté de lui. Puis,  grâce aux mouvements involontaires et désordonnés des premiers temps, il va voir sa main passer devant ses yeux, devant l’objet aussi. Là, en lui, se prépare l’idée que si la main passe devant l’objet et devant ses yeux alors l’objet aussi pourrait passer devant ses yeux, grâce à sa main. C’est à ce moment-là qu’il va, volontairement et inlassablement, répéter le même mouvement, dans le but de saisir l’objet et de l’apporter à sa vue. Ce qui n’était que mouvement désorganisé et involontaire devient un mouvement volontaire avec un but visé. L’enfant  porte en lui les capacités de se développer et d’évoluer par lui-même, si on lui laisse la possibilité de se mouvoir librement, de répéter ses mouvements… sans intervenir.

Lui tendre le jouet convoité (ici le hochet) serait  le privé :

- de tout ce cheminement qui lui permet d’intégrer le comment saisir un objet désiré

- du plaisir de se sentir capable de…

L’estime de soi se forge aussi dans ces moments-là où l’enfant réussit à faire seul.

Ainsi tant que l’enfant ne s’assied pas seul, Il ne se sera pas mit debout seul, ne marche pas seul, l’adulte ne le fera pas à sa place et ne l’incitera pas à le faire non plus en lui tendant les bras, en lui tendant un objet puis en reculant. Tant que l’enfant n’essaie pas lui-même, c’est qu’il n’est pas prêt physiologiquement et/ou psychiquement. On ne le pressera donc pas, on respectera son rythme qui lui est propre. On l’accueille avec bienveillance sans dire de lui qu’il est « lent », « en retard », « pas dégourdi »… Faire à sa place peut entraver son activité principale. Par exemple, un enfant posé assis alors qu’il ne sait pas encore s’asseoir, va devoir luter pour tenir assis, ne pas basculer d’un côté ou de l’autre et va dépenser toute son énergie à ça au lieu de jouer. Sa concentration, son intérêt  seront ainsi déplacé. Il n’y a pas de bénéfice pour l’enfant qui ne découvrira pas le jeu convoité et n’apprendra pas comment s’asseoir de cette façon-là.

Faire à sa place peut aussi enseigner à l’enfant de mauvaises positions, lui donner de mauvaises informations. Lorsque l’on tend les mains à l’enfant pour l’inciter à marcher, celui-ci va tenter de marcher les mains tendues en avant or l’équilibre s’acquiert en écartant les bras sur les côtés pour faire balancier. Ainsi on empêche l’enfant de faire naturellement le bon geste pour l’acquisition de la marche et on lui enseigne un mauvais geste, croyant l’aider.

De même lorsque l’enfant tombe, rien ne sert de se précipiter pour le relever. Au contraire, c’est bénéfique et sécurisant pour lui de l’encourager à se relever, de notre place, calmement avec confiance. Un regard et une parole bienveillante suffisent à l’enfant pour le soutenir. Il va ainsi apprendre à se relever seul et repartir sans avoir le sentiment qu’il lui est arrivé quelque chose de grave ! Marcher, tomber, se relever  fait partie d’un même processus. Relever un enfant qui vient de tomber, c’est, là encore, le priver des étapes intermédiaires nécessaires. C’est aussi mettre l’enfant dans une dépendance à l’adulte au lieu de lui apprendre à compter sur lui.

 Les enfants portent en eux le développement moteur. L’être humain est destiné à marcher. Sauf handicap ou carence affective, tout être humain marche. L’enfant n’a nul besoin d’une main ou d’un objet pour marcher, il est programmer pour. Les positions intermédiaires (sur le ventre, assis, 4 pattes…) étant des étapes de l’acquisition de la marche, elles n’ont pas besoin d’aide pour se réaliser.

Seul un  regard bienveillant et empreint de confiance, une parole encourageante sont nécessaires à l’enfant. L’adulte n’a pas à enseigner mais à accompagner. Le rôle de l’adulte se situe principalement en amont : préparer un espace, des vêtements, des jeux… adaptés. Au moment même, il intervient principalement par petites touches, par le regard et la parole, en étant là, disponible.  L’intervention est possible uniquement pour une difficulté que l’enfant ne saurait résoudre seul.

4) PLACE A LA PARENTALITÉ

L’échange, entre parents et professionnels, l’écoute, le respect, permettent d’accompagner les parents dans leur mission éducative. Je suis toujours disponible pour échanger. La dimension familiale du lieu se traduit également par les possibilités de rencontres entre parents lors d’activités et de moments festifs organisés par le RAM ou moi même (Spectacle de Noël, partage de la galette des rois, soirées débats, apéro, retrouvailles…)

5 L’ADAPTATION RÉGULIÈRE
La période d’adaptation est un moment déterminant et indispensable pour l’accueil du jeune enfant.
C’est un temps de rencontre, d’observation, de mise en confiance, d’échanges, de mise en place des règles de fonctionnement réciproque :
connaissance des espaces où l’enfant va vivre, des espaces où les parents sont accueillis au quotidien mais aussi respect de la confidentialité de la vie privée des familles, respect des horaires…
La période d’adaptation doit toujours être envisagée au cas par cas. Je l’organise en fonction de la disponibilité des uns et des autres et surtout du rythme de l’enfant. Je souhaite qu’elle intègre le respect du déroulement du mode d’apprentissage des bébés tels que les découvertes récentes ont pu le montrer. La notion de progressivité telle que nous la mettons en place dans cette période d’adaptation qui prévoit chaque jour un élément nouveau pour l’enfant (aujourd’hui il reste un peu, demain il mange, après demain il dort…) le déstabilise complètement et il ne peut tirer de conclusions à partir d ‘événements qui se modifient sans cesse et ne sont pas dépendants les uns des autres. Si ce peu d’information change tous les jours, il est impossible pour bébé de s’y repérer. Si , pendant au moins 3 jours, le bébé vit un déroulement de sa journée identique, il en tire la conclusion que sa vie s’organise ainsi dorénavant. Il peut donc se rassurer en comprenant mieux la situation. Une nouvelle variante (et une seule) peut être alors introduite comme par exemple le départ après la sieste pendant à nouveau 3 jours. L’adaptation tiendra compte du mode de pensée des bébés, la cohérence et la stabilité convennant bien mieux au bébé que le changement et la progressivité.Un objet transitionnel (doudou, tee-shirt de la maman, morceau de tissus) sera demandé et l’enfant pourra l’utiliser à volonté

6) UNE GRANDE PLACE AU JEU LIBRE ou aux ateliers libres

Dans le jeu libre, comme il n’y a pas de règle précise à suivre ni de procédure, chacune de ses tentatives devient valable. C’est donc à l’enfant que revient l’initiative de ses jeux. Il décide de ce qu’il veut faire, comment il veut jouer, et avec quel matériel. Il expérimente un sentiment de maîtrise sur les objets et développe, par le jeu, sa confiance en lui. Il peut prendre des initiatives hasardeuses, prendre même le risque d’échouer, puisque ce n’est qu’un jeux. Il expérimente alors l’échec dans un contexte ludique et apprend à y réagir. Quand une difficulté se présente il doit trouver une solution. Ces choix, ces décisions, et ces recherches de décisions contribuent à développer son autonomie. Le jeux favorise aussi son imagination, sa fantaisie et sa créativité. Je privilégie donc les jeux libres ou ateliers libres (transvasement, pâte à modeler, psychomotricité…), les activités manuelles sont organisées autour des fêtes. J’y attache néanmoins une grande importance car ce sont à travers les fêtes que les enfants découvrent les traditions culturelles  et apprenne à « offrir » et « partager ».